Ethiopie: le Grand barrage de la renaissance devrait être opérationnel d’ici fin 2022




Long de 1,8 km et haut de 145 m, avec une puissance de 6000 mégawatts, le GERD doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. Les discussions avec l’Egypte, qui craint une réduction du débit des eaux reçues du Nil bleu, se poursuivent

 

Le Grand barrage de la renaissance (Grand Ethiopian Renaissance Dam en anglais, GERD), construit sur le Nil bleu, devrait commencer à produire de l’électricité d’ici fin 2020 et être complètement opérationnel d’ici à 2022.

Long de 1,8 km et haut de 145 m, le Grand barrage de la renaissance (GERD) doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique. Le barrage devrait commencer à produire de l’électricité d’ici fin 2020 et être complètement opérationnel en fournissant les 6000 mégawatts prévus d’ici à 2022.

Les discussions entre l’Ethiopie et l’Egypte, et aussi le Soudan, se poursuivent; l’Egypte craignant une réduction des eaux reçues du Nil bleu à cause de cette infrastructure.

Le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil Blanc à Khartoum pour former le Nil, qui traverse le Soudan et l’Égypte avant de se jeter dans la Méditerranée. Le Nil fournit 97% des besoins en eau de l’Égypte et ses rives abritent 95% des quelque 100 millions d’habitants du pays, selon les Nations unies.

Des responsables éthiopiens, égyptiens et soudanais ont mené des discussions les 08 et 09 janvier 2020 à Addis Abeba, et malgré l’absence d’accord, ont salué des progrès. De nouvelles discussions sont prévues la semaine prochaine à Washington.

« Nous avons examiné plusieurs questions », sur le remplissage du réservoir du barrage ainsi que sur le débit annuel, a déclaré à la presse le ministre éthiopien de l’Eau, Seleshi Bekele, à l’issue des discussions. « Nous avons convergé sur de nombreux points. Cependant, nous n’avons pu finaliser notre accord ».

Son homologue égyptien, Mohamed Abdel Aty, a estimé que ces discussions avaient apporté de la « clarté ».

Les prochaines discussions doivent avoir lieu à Washington. Si aucun accord n’est trouvé d’ici le 15 janvier, les trois pays pourraient chercher l’aide d’un médiateur ou confier les négociations à leurs chefs d’Etat respectifs.

Le principal obstacle à un accord concerne le remplissage du réservoir du barrage, qui peut contenir 74 milliards de m3 d’eau. L’Egypte craint qu’un remplissage trop rapide ne provoque une importante baisse du débit; ce qui affecterait des millions d’Égyptiens pouvant manquer d’eau et avoir du mal à se nourrir.

L’Ethiopie souhaite remplir ce réservoir sur une période de quatre à sept ans.

Selon le ministre éthiopien Seleshi, l’Egypte a soumis une nouvelle proposition portant sur un remplissage sur une période pouvant aller jusqu’à 21 ans, une proposition selon lui inacceptable.

L’Éthiopie entend généraliser l’accès à l’électricité d’ici 2025. Actuellement, la moitié de sa population de 110 millions d’habitants vit sans électricité.

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