Environ 90% de la population mondiale a accès à l’électricité mais encore moins de la moitié de la population en Afrique (Rapport)




L’édition 2021 du rapport de suivi de la mise en oeuvre de l’objectif de développement durable n°7 indique par ailleurs que l’Afrique est également le continent où l’accès aux moyens de cuisson non polluants évolue le plus lentement, avec 910 millions d’individus privés de cet accès sur une population de 1,3 milliard d’habitants

 

Entre 2010 et 2019, le nombre de personnes privées d’accès à l’électricité dans le monde est passé de 1,2 milliard à 759 millions, d’après l’édition 2021 du rapport Tracking SDG 7: The Energy Progress Report, publié le 07 juin dernier.

En Afrique, continent abritant une population de 1,3 milliard d’habitants, moins de la moitié de cette population avait accès à l’électricité en 2019, selon ce rapport qui suit la mise en oeuvre de l’Objectif de développement durable (ODD) n°7: “Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable d’ici à 2030”.

Les déficits les plus importants sont observés au Nigéria, en République démocratique du Congo et en Éthiopie.

A l’horizon 2030, le rapport soutenu par la Banque mondiale estime que “660 millions de personnes n’auront toujours pas accès à l’électricité” dans le monde, “en Afrique subsaharienne pour la plupart”.

L’Afrique est également le continent mal classé en ce qui concerne l’accès aux moyens de cuisson non polluants, avec “910 millions d’individus” privés de cet accès, selon le document.

En République démocratique du Congo, Éthiopie, Madagascar, Mozambique, Niger, Ouganda et Tanzanie “tout au plus 5 % de la population” a accès à des combustibles et technologies propres.

Sur ce point des moyens de cuisson, les auteurs du rapport estiment que “le monde ne réalisera qu’à 70 % la cible qu’il s’est fixée pour 2030.” 

Pour réaliser l’Agenda 2030 de développement durable de l’ONU, Tracking SDG 7: The Energy Progress Report conseille de renforcer l’engagement politique, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité – qui représentaient près de 25% en 2018 – et les incitations pour attirer les investissements.  

Reconnaissant qu’il n’y a pas d’objectifs quantitatifs sur le point des financements, le rapport relève que les flux de financements publics internationaux en direction des pays en développement pour promouvoir les énergies propres ont baissé de 35% entre 2017 et 2018, passant de 21,9 milliards de dollars à 14 milliards de dollars. Et sur ce montant, les pays les moins avancés, qui sont les plus susceptibles de manquer l’ODD 7, ont capté “20% seulement de ces ressources”

L’édition 2021 du Rapport sur l’ODD 7 fournira de cadre de travail au Dialogue de haut niveau de l’ONU sur l’énergie, prévu le 20 septembre 2021. Ses constats et recommandations seront utilisés pour des engagements volontaires sous forme de “Pactes énergétiques”.

L’élaboration du rapport Tracking SDG 7: The Energy Progress Report est financée par le Programme d’assistance à la gestion du secteur énergétique (Esmap) de la Banque mondiale.

Le rapport, à sa septième édition en 2021, est publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies (Undesa), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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