Développement des énergies renouvelables: la Côte d’Ivoire a sa feuille de route jusqu’en 2030 (Document)




La Société financière internationale et le ministère du Pétrole, de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables ont présenté, le 05 juillet, un document qui indique la voie à suivre pour atteindre l’objectif de 42% de renouvelables à l’horizon 2030. Exhaustif

 

La Société financière internationale (International Finance Corporation en anglais, IFC) – organisation du Groupe de la Banque mondialea accompagné la Côte d’Ivoire pour la rédaction d’une feuille de route présentant les activités à entreprendre pour réaliser l’objectif de 42% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici à 2030.

Le document, réalisé conjointement avec le ministère du Pétrole, de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables (Mpeder), a été rendu public le 05 juillet 2018 sous le titre:Débloquer les investissements privés. Une feuille de route pour atteindre l’objectif de 42 pour cent d’énergies renouvelables de la Côte d’Ivoire d’ici 2030.

A fin 2017, la capacité électrique installée en Côte d’Ivoire était estimée à 2 199 mégawatts, dominée par la production au moyen du gaz naturel (1 320 MW) et l’énergie hydraulique (879 MW).

Le Plan d’action stratégique national pour le développement du secteur de l’électricité en Côte d’Ivoire, adopté en 2011, ambitionne de porter la puissance installée totale à 3 000 MW d’ici 2020 au moyen essentiellement de partenariats public-privé. A sa suite, le Plan d’actions national des énergies renouvelables (Paner), finalisé en 2016, fixe l’objectif de 42% d’énergies renouvelables dans le mix de production à l’horizon 2030, sur un total projeté de 5 000 à 6 000 MW d’ici à cette période.

Démarche

L’objectif de 42% de renouvelables, Contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) de la Côte d’Ivoire en lien avec l’accord de Paris sur le climat de 2015, sera poursuivi en exploitant les grands projets hydroélectriques (26%) et les « autres énergies» – solaire, biomasse, petits projets hydroélectriques et énergie éolienne – qui devraient générer 16% du mix électrique.

“L’IFC estime que la mise en œuvre de ces solutions permettrait de créer une réserve de projets d’investissement dans les énergies renouvelables d’environ 9 milliards de dollars américains. La réalisation de cet objectif ambitieux nécessitera la mobilisation d’une variété de sources financières, notamment un financement climatique concessionnel mixte et des capitaux commerciaux”, explique Alzbeta Klein, directrice et chef du département Climate Business à l’IFC.

Puissance électrique installée en Côte d’Ivoire. Perspectives 2017 – 2030. Tableau extrait du rapport de l’IFC

La feuille de route consultée par Energies-Media présente l’état des lieux, les défis et les solutions possibles dans quatre secteurs: hydroélectricité, solaire, éolien, biomasse.

Au niveau des questions de financement, la feuille de route prescrit, entre autres, des mesures incitatives pour les investisseurs: tarif d’enlèvement préférentiel et achat garanti de l’énergie renouvelable produite pendant une période relativement longue (10 ans par exemple); avantages fiscaux pour les projets dans le secteur; prêts à faibles intérêts ou à taux zéro; création d’un fonds vert pour octroyer des subventions à l’investissement, etc. Le document propose par ailleurs la création d’un organisme chargé des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ainsi qu’un guichet unique pour la promotion de l’investissement afin de fournir toutes les informations et données utiles sur le secteur des énergies renouvelables en Côte d’Ivoire.

Plateforme entre le secteur public, le secteur privé et les donateurs

A la suite de la feuille de route, l’IFC propose la création d’uneplateforme de collaboration fiable avec le secteur privé sur l’énergie. “Cette plateforme pourrait alors, à moyen terme, contribuer à entretenir un dialogue continu et coordonné avec le secteur public et la communauté des donateurs sur les énergies propres, alors qu’ils poursuivent le développement et la mise en œuvre de solutions visant à attirer les investissements privé”, souligne l’institution du groupe de la Banque mondiale.

L’IFC estime qu’ainsi la Côte d’Ivoire pourrait capter les fonds disponibles pour accompagner les investissements privés dans le secteur des énergies propres, en lien avec les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. Ces opportunités d’investissements “climato-intelligents” représentent, selon la Société financière internationale, une valeur de plus de 23 000 milliards de dollars jusqu’en 2030. 

Feuille de route_energies renouvelables_2030_CI
Télécharger la feuille de route

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