L’Egypte va se doter d’un nouveau centre national de contrôle de sa production d’électricité




Le contrat d’exécution de ce chantier d’une valeur de plus de 45 millions d’euros a été confié à un consortium constitué par l’industriel allemand Siemens et la société d’ingénierie égyptienne Hassan Allam Construction. Livraison attendue d’ici à fin 2022

 

 

Siemens Smart Infrastructure – entité du conglomérat allemand Siemens AG basée à Zoug en Suisse – et la société d’ingénierie égyptienne Hassan Allam Construction, réunies au sein d’un consortium, vont construire le nouveau Centre national de contrôle de l’énergie de l’Egypte.

Le centre vise à permettre à l’Egypte de pouvoir surveiller et contrôler les réseaux de transport très haute tension (220 kV et 500 kV), ainsi que les centrales électriques réparties à travers le pays.

Le marché, d’une valeur de plus de 45 millions d’euros et dont la livraison est attendue d’ici à fin 2022, sera exécuté pour le compte de la société égyptienne de transport de l’électricité (Egyptian Electricity Transmission Company en anglais, EETC).

Le contrat a été signé entre les entreprises du consortium et EETC au Caire le 08 décembre 2020. Les entreprises locales devraient exécuter 70% des prestations.

Le Centre sera situé dans la nouvelle capitale administrative d’Égypte (à environ 45 kilomètres à l’est du Caire) avec une station de secours à Gizeh près du Caire.

Les deux fonctionneront sur Siemens Spectrum Power 7, la plateforme phare de la société pour la gestion du transport dans les réseaux d’énergie, a indiqué l’industriel allemand dans un communiqué.

“La plateforme haute performance comprend une large gamme d’applications pour la surveillance et le contrôle du réseau, la prévision de la charge et de la production éolienne et solaire, l’analyse et l’optimisation du réseau, la planification croisée de la production thermique et hydroélectrique, ainsi que la répartition de la production et le contrôle du dispatching”, a détaillé Siemens, qui a déjà construit plusieurs centres de contrôle régionaux en Egypte.

Le périmètre du contrat comprend également la construction du bâtiment qui abritera le centre, des travaux électromécaniques et des services associés.

Pour la présidente de EETC, Sabah Mashally, le nouveau Centre national de contrôle de l’énergie est une “étape” vers un réseau électrique “intelligent et efficace” qui permettra une mise en œuvre plus rapide des sources d’énergie renouvelables en Egypte.

Le gouvernement égyptien s’est fixé pour objectif d’intégrer 20% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2022 et 42% d’ici 2035.

Selon les données de Siemens, l’Egypte dispose actuellement d’une capacité installée de 58 gigawatts (GW), 24 000 kilomètres de lignes de transport d’électricité, 164 sous-stations électriques couvertes pour des prévisions de 300 sous-stations à l’avenir qui devraient êtres prises en charge par le Centre national de contrôle de l’énergie.

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