L’Egypte craint l’impact du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne sur son secteur agricole




Le ministre égyptien du Travail, Mohamed Saafan, a déclaré lors d’une conférence virtuelle de l’Organisation internationale du travail (OIT) que les mesures unilatérales de l’Éthiopie sur la mise en eau du barrage provoqueraient la destruction de terres agricoles et la perte de centaines de milliers d’emplois dans le secteur

 

L’Egypte a mis en garde mardi, 08 juin, contre les effets « catastrophiques » du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD) sur le Nil Bleu, qui pourraient conduire à une escalade des tensions en Afrique et menacer la paix et la sécurité internationales.

Dans un discours prononcé lors d’une conférence virtuelle de l’Organisation internationale du travail (OIT), le ministre égyptien du Travail, Mohamed Saafan, a dit que les mesures unilatérales de l’Éthiopie concernant la mise en eau du barrage sans entente préalable avec l’Égypte et le Soudan nuiraient considérablement au secteur agricole des deux pays en aval. La mesure provoquerait « des effets sociaux et économiques catastrophiques » sur l’Egypte et le Soudan en termes de destruction des terres agricoles et de « perte de centaines de milliers d’emplois » dans le secteur, tout en mettant en danger leur « sécurité hydrique », a-t-il déclaré.

Addis-Abeba prévoit de procéder à la deuxième mise en eau du GERD en juillet, comme elle l’a fait unilatéralement l’année dernière. L’Egypte et le Soudan s’inquiètent de cette décision qui, selon eux, affectera leur part des eaux du Nil. Les deux pays appelent à la conclusion d’un accord tripartite préalable sur les règles de mise en eau et d’exploitation du barrage controversé.

L’Éthiopie a commencé à construire le GERD en 2011, et les négociations tripartites engagées il y a dix ans, y compris celles organisées précédemment par les États-Unis et récemment par l’Union africaine (UA), n’ont pas permis de parvenir à un accord sur la réglementation de la mise en eau et de l’exploitation du barrage.

L’ouvrage, d’une capacité totale de 74 milliards de mètres cubes, devrait assurer à terme à l’Ethiopie une production d’électricité de près de 6 500 mégawatts.

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