La “dissuasion nucléaire” est au coeur de la “politique de souveraineté” de la France (ministre des armées)




Florence Parly était en déplacement dans le port militaire de Brest le 21 septembre. Elle a aussi indiqué que le Budget des Armées représentera 2% du PIB entre 2019 et 2025

 

La ministre des Armées françaises, Florence Parly (photo), était en visite à Brest (important port militaire du pays), dans le Finistère, région Bretagne, jeudi 21 septembre.

Dans l’interview accordée au journal Ouest France, la ministre a indiqué qu’il était important, à travers cette visite, de “donner un signal quant à l’importance décisive de la dissuasion nucléaire qui est le socle de la défense nationale [de la France]”.

Les composante aérienne et navale de la “dissuasion nucléaire” sont “au coeur de notre politique de souveraineté et de sécurité”, a t-elle précisé.

La dotation, par la France d’un programme de nucléaire militaire fut l’oeuvre du général de Gaulle. A la sortie de la Seconde Guerre mondiale et dans un contexte de prédominance de deux superpuissances (Etats-Unis et ex-URSS) auxquelles la plupart des pays voulaient se rattacher pour leur sécurité, le général estimait pour sa part qu’il fallait à la France “une politique qui soit sa politique et non pas seulement l’adaptation unilatérale de son action à celle des autres” (déclaration faite lors d’une conférence de presse donnée le 07 avril 1954). Il fallait donc elle aussi être une “puissance atomique” pour être une grande puissance militaire, en disposant de l’arme nucléaire.

Le samedi 13 février 1960 à l’aube, au sud de l’Algérie, la France procédait au premier tir expérimental de son arme atomique.

Le 21 septembre 2017, la ministre des Armées a tenu à rappeler que la France mène des programmes militaires avec des pays de l’Union européenne mais qu’en matière de “dissuasion”, il était important pour elle, d’avoir “une pleine souveraineté et autonomie”.

La Corée du Nord, qui développe un programme de nucléaire militaire, et qui est critiquée dans sa voie par de nombreux pays occidentaux dont la France et des institutions comme l’ONU, a récemment demandé au pays que dirige Emmanuel Macron, début septembre, d’abandonner ses armes nucléaires si ces armes “sont si mauvaises” et que cette dernière ne se trouvait d’ailleurs “sous la menace nucléaire de personne.”

Mais en France on pense déjà à la mise à jour des capacités de défense. “Dans la nouvelle loi de programmation militaire qui portera sur les exercices 2019 -2025, le budget des armées représentera bien, comme promis par le président, 2% du PIB”; toutes choses à même d’assurer “la modernisation tant de la dissuasion nucléaire que de l’outil de défense dans son ensemble”, a déclaré Florence Parly hier à Brest.

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