Deux ONG nigériennes constituées parties civiles dans l’affaire de la vente d’uranium impliquant Areva et la Sopamin

Le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (Rotab) et “Tournons la page” se sont constituées parties civiles dans le dossier ouvert par le Parquet national financier de France

 

 

Le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (Rotab) et “Tournons la page“, deux ONG nigériennes, ont décidé de se constituer partie civile dans le scandale de vente d’uranium impliquant la société française Areva (devenue Orano) et la Société de patrimoine des mines du Niger (Sopamin).

“La justice française a ouvert une enquête sur l’affaire Uraniumgate. Le dossier est confié à un juge d’instruction. Le Rotab et TLP ont décidé de se constituer partie civile pour permettre au juge d’écouter les Nigériens impliqués dans cette affaire”, a indiqué Mounkaila Halidou, président du conseil d’administration du Rotab, dans une déclaration à Anadolu début décembre.

L’affaire avait éclaté en 2017, quand des médias nigériens et français avaient révélé une transaction suspecte opérée par la société française Areva et la Société de patrimoine des mines du Niger, avec des intermédiaires russes et libanais.

Selon des documents publiés par les médias, un important tonnage d’uranium nigérien avait été vendu dans cette transaction par la société Areva. Mais les responsables de la Sopamin avaient démenti, indiquant qu’il s’agissait d’une simple opération de “trading” dans laquelle aucun kilogramme d’uranium nigérien n’avait été vendu.

Le directeur de cabinet du président de la République, Hassoumi Massaoudou, qui avait participé à la transaction, avait même affirmé que le Niger avait gagné la somme de 800 000 USD.

Soupçonnant une forme de corruption, plusieurs organisations de la société civile nigérienne avaient porté plainte contre x auprès du parquet de Niamey. Mais cette plainte n’avait pas prospéré, du fait de l’incapacité de ces organisations à déposer les 40 000 dollars de caution exigés par la justice.

Ce n’est qu’au cours de la dernière semaine du mois de novembre que la justice française (précisément le Parquet national financier) a réactivé le dossier sur le scandale de l’uranium, avec l’ouverture d’une information judiciaire contre des responsables de la société Areva qui indique avoir perdu environ 18 millions USD dans la transaction.

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