La demande mondiale de pétrole projetée à 100,98 millions de barils par jour en 2020 (Opep)




Le cartel pétrolier a estimé le 15 janvier que la croissance de la demande atteindra 1,22 million de barils par jour (Mb/j) cette année par rapport à 2019, soit une révision en hausse de 0,14 Mb/j

 

L’Opep a revu en hausse, mercredi 15 janvier, sa prévision de la demande mondiale de pétrole brut cette année, grâce à des perspectives de croissance économique plus optimistes, tout en estimant que les pays en dehors du cartel allaient aussi plus produire.

L’organisation des pays exportateurs de pétrole pense désormais que la croissance de la demande atteindra 1,22 million de barils par jour (Mb/j) cette année par rapport à 2019, soit une révision en hausse de 0,14 Mb/j. La demande mondiale de brut devrait ainsi passer de 99,77 Mb/j en 2019 à 100,98 Mb/j en 2020, selon le rapport mensuel de l’organisation basée à Vienne.

Ce changement « reflète essentiellement une perspective économique améliorée pour 2020 », explique-t-elle. La croissance économique mondiale devrait ainsi accélérer à 3,1% cette année (+0,1 point par rapport à la prévision précédente), après 3,0% l’an dernier.

« L’environnement de taux d’intérêt bas devrait soutenir la croissance économique », explique l’Opep. « Des soutiens additionnels pourraient peut-être provenir de certains pays disposant de larges marges de manœuvre budgétaires, qui peuvent emprunter à taux bas – et parfois à des taux négatifs – pour financer des projets d’infrastructure, ce qui devrait soutenir la demande pour le pétrole ».

Du côté de l’offre, l’Opep a aussi revu en hausse de 0,18 Mb/j son estimation de la croissance de la production non-Opep cette année pour tenir compte d’une activité plus importante que prévu dans certains pays (Norvège, Mexique, Guyana). La croissance devrait ainsi atteindre 2,35 Mb/j, pour une production de 66,68 Mb/j.

Les pays de l’Opep et leurs alliés, dont la Russie, se sont engagés à réduire leur production afin de soutenir les cours. Les partenaires se sont engagés le 6 décembre à Vienne à limiter encore plus leurs extractions.

Cette collaboration « demeure essentielle pour maintenir la stabilité du marché pétrolier », souligne l’Opep.

Au mois de décembre 2019, la production totale de brut de l’Opep a chuté de 161 000 barils par jour par rapport à novembre, pour atteindre 29,444 Mb/j, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. Le principal contributeur à cette baisse a été l’Arabie saoudite, plus gros producteur et chef de file de fait du cartel, dont la production a décliné de 111 000 barils par jour en décembre.

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