Côte d’Ivoire: le gouvernement attend “fortement” l’achèvement de la phase IV de l’extension de la centrale à gaz d’Azito

Cette phase doit permettre de porter la capacité de cette centrale à environ 710-713 mégawatts

 

La mise en oeuvre de la phase IV du projet d’extension de la centrale thermique à cycle combiné au gaz d’Azito (Azito Phase IV) suscite l’intérêt du gouvernement ivoirien, a fait savoir lundi, 09 mars, le ministère de l’Énergie.

“La mise en service de la phase 4 de cette centrale thermique à cycle combiné (composée de turbines à gaz et à vapeur), pour investissement total de 331 millions d’euros, est fortement attendue” pour répondre à la demande énergétique croissante du pays, a déclaré le ministre ivoirien du Pétrole et de l’Energie, Abdourahmane Cissé.

La centrale située à Azito, à environ six kilomètres à l’ouest du port d’Abidjan, est exploitée par Azito Energie S.A., propriété du producteur indépendant d’électricité britannique Globeleq (77%) et d’IPS (Fonds Aga Khan) qui détient une participation de 23%.

La centrale thermique d’Azito génère actuellement 460 MW, soit environ un tiers de l’électricité de la Côte d’Ivoire. La phase IV va permettre d’ajouter une nouvelle unité d’une capacité de 250 mégawatts selon le ministère de l’Energie, l’équivalent de 10% de la production nationale.

Azito Energie avait estimé en janvier, lors de l’annonce du closing financier de la phase IV du projet d’extension d’Azito, que cette capacité supplémentaire serait de 253 MW (dont une turbine à gaz de 181 MW et une turbine à vapeur de 72 MW), en vue de produire environ 713 MW à la livraison des travaux. La première production d’électricité est attendue cette année 2020. L’électricité de la centrale sera vendue à l’Etat dans le cadre d’un contrat de concession de 20 ans.

La Côte d’Ivoire vise une capacité électrique d’environ 4 000 MW au cours des prochaines années (contre 2 229 MW en 2019) et un mix reposant à 42% sur les énergies renouvelables à fin 2030.

La fourniture d’électricité de la Côte d’Ivoire est actuellement assurée à hauteur de 75% par l’énergie thermique (les centrales Ciprel-40%, Azito-35%), le reste revenant aux barrages hydroélectriques.

Détentrice d’un monopole de distribution, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), privatisée en 1990 et propriété du groupe franco-africain Eranove, fournit le courant à 1,9 million d’abonnés ivoiriens, et exporte vers le Ghana, le Togo, le Bénin, le Burkina, le Liberia et le Mali.

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