Cameroun: le distributeur de l’électricité demande de considérer la lutte contre la fraude comme une “cause nationale”




Au-delà des pertes financières pour l’entreprise, Eneo indique qu’elle impacte également les consommateurs

 

La fraude dans le secteur de la distribution de l’électricité au Cameroun, qui occasionne des pertes de trésorerie que la société Eneo évalue annuellement à 60 milliards de F CFA (près de 92 millions d’euros), devrait être combattue avec énergie par “tous les acteurs”, plaide le concessionnaire de la distribution de l’électricité.

“Pour Eneo, il s’agit d’une cause nationale qui devrait engager tous les acteurs du secteur, le gouvernement et les citoyens, au regard des enjeux (insécurité, impact négatif sur la qualité de service, déficit de ressources pour les investissements, sentiment d’injustice chez ceux qui payent normalement)”, défend la société dans son bulletin d’information du premier trimestre 2021; diffusé le 03 juin.

Au niveau des fraudeurs identifiés au sein d’Eneo ou dans les équipes de ses partenaires, la société souligne avoir déjà cessé la collaboration avec “100 agents” et traduit en justice “plus de 500 barons de la fraude”. Un baron de la fraude est considéré par Eneo comme un acteur qui entretient de manière illégale un réseau électrique pouvant alimenter jusqu’à une centaine de ménages.

Le rendement de distribution – qui mesure les pertes entre l’énergie finale distribuée à l’usager et l’énergie injectée sur le réseau  – a été établi par Eneo à 72,52% au premier trimestre 2021, contre 70,49% en 2020. Ces deux points enregistrés entre les deux trimestres sont à mettre au compte de “la poursuite du programme de lutte contre les pertes (lutte contre la fraude et conversion des consommateurs illégaux en clients)”, explique la société.

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