Le Cameroun a un seul projet de petite hydroélectricité exécuté en PPP sur un potentiel de plus de 250 sites




Après Mbakaou-Carrière, le gouvernement souhaite attirer plus d’acteurs privés dans le marché de l’électricité en zones reculées

 

L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) a identifié plus de 250 sites de petites centrales de production d’électricité au Cameroun, à travers des petites centrales hydroélectriques et des petites centrales à biomasse, selon des données officielles de l’institution diffusées dans la presse publique ce 06 septembre.

D’après le directeur général de l’Arsel, Jean Pascal Nkou, ce potentiel a été établi à travers la mise en oeuvre de l’Initiative de promotion des investissements privés dans le sous-secteur de l’électrification rurale camerounais (Invest’Elec); un projet implémenté par l’Arsel et financé par l’Union européenne. 

Sur ce potentiel, un seul projet a déjà vu le jour, en partenariat public-privé (PPP): la petite centrale hydroélectrique de Mbakaou-Carrière, sur la rivière Djerem, dans la région de l’Adamaoua. 

La petite centrale, d’une puissance installée de 1,4 MW, est pilotée par IED Invest Cameroun, filiale de la société française IED. Son entrée en service est prévue en novembre 2021, après de multiples reports. Eneo, société concessionnaire de la distribution de l’électricité au Cameroun, sera l’acheteur et le gestionnaire du réseau électrique de la centrale. Selon les données du projet, une fois en service, la centrale va fournir l’énergie à environ 300 ménages répartis dans huit localités (dont Mbakaou et Tibati dans le département du Djerem, région de l’Adamaoua).

Mbakaou Carrière est “le seul [projet de petite hydroélectricité] à avoir été soumis à un processus d’appel à la concurrence”, renseigne l’Arsel. Le projet a été initié depuis 2013. Il a bénéficié d’un financement de l’Union européenne de 2,5 millions d’euros (1,64 milliard de F CFA), dont la convention a été signée en 2014. Le développeur a aussi bénéficié de subventions du Fonds d’énergie rurale (FER).

Dans le cadre du FER, hébergé par l’Agence d’électrification rurale (AER), le porteur d’un projet de distribution ou de production décentralisée d’électricité peut bénéficier d’un financement allant jusqu’à 80% du coût total des travaux. Il faut cependant qu’il puisse être éligible auprès de l’AER comme Projet prioritaire d’énergie rurale (PPER) ou Projet d’initiative locale d’énergie rurale (Piler).

D’après la Banque mondiale, le taux global d’accès à l’électricité au Cameroun était de 63,4% en 2019, avec un taux plus faible en zones rurales (24%) à la même période. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *