Chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 10,1% pour Vallourec, fabricant de matériel pour les marchés de l’énergie




Le groupe français a enregistré au premier trimestre 2018 une progression de ses ventes, soutenues par un marché Pétrole et Gaz mieux orienté aux Etats-Unis

 

Le groupe Vallourec a enregistré au premier trimestre 2018 une progression de ses ventes, soutenues par un marché Pétrole et Gaz mieux orienté aux Etats-Unis, mais la perte nette s’est creusée sur un an, suite à des dépréciations d’actifs et des charges de restructuration.

La perte nette s’établit à 170 millions d’euros, contre une perte nette de 126 millions un an auparavant, a indiqué le groupe français jeudi, 17 mai, dans un communiqué.

Le chiffre d’affaires est en hausse de 10,1% à 862 millions d’euros, tiré par une progression des livraisons, par des prix plus élevés tant aux Etats-Unis dans le secteur pétrolier qu’en Europe dans l’industrie, et par davantage de ventes dans le haut de gamme.

A taux de changes constants, la hausse ressort à 22,1%.

Le président du directoire, Philippe Crouzet, cité dans le communiqué, a relevé « la reprise progressive (des) principaux marchés » du groupe. « Vallourec confirme ses perspectives positives pour l’année », a-t-il déclaré.

Outre la reprise aux Etats-Unis dans le secteur Pétrole et Gaz, le patron de Vallourec note que « l’activité d’appels d’offres s’intensifie sur les marchés internationaux » du pétrole et gaz.

Le groupe a participé à des appels d’offres significatifs « qui devraient avoir un impact positif sur les livraisons de Vallourec à partir de la fin de l’exercice 2018 », a-t-il estimé.

Pour l’heure, M. Crouzet a fixé comme objectif un résultat brut d’exploitation du second semestre 2018 en forte progression sur celui de premier semestre.

Le résultat brut d’exploitation du premier trimestre ressort encore en perte de 5 millions d’euros, mais en amélioration de 16 millions sur un an, grâce notamment à la hausse des ventes et aux économies liées au plan de restructuration lancé l’an dernier.

Vallourec va donc continuer à mettre en oeuvre ce programme, « qui génère des économies de coûts significatives, » a assuré Philippe Crouzet. Vallourec va faire « des ajustements supplémentaires en Europe », a-t-il dit.

Le groupe va notamment fermer d’ici la fin de l’année une ligne de finition de petits tubes à Saint-Saulve (Nord).

Il a conclu en avril la vente de son activité de produits de forage à l’américain NOV, et vient d’annoncer des discussions exclusives pour céder deux usines françaises de cette division au groupe à Altifort. Vallourec annonce avoir aussi cédé une filiale produisant des raccords en France.

Ces mesures complémentaires d’économies ont un coût: Vallourec a dû passer des dépréciations d’actifs et des provisions pour restructurations pour un total de 46 millions d’euros, qui ont pesé sur le résultat opérationnel.

M. Crouzet a par ailleurs noté que les modalités d’application des taxes américaines sur les importations d’acier ne sont pas encore finalisées.

« Mais nous sommes prêts à nous y adapter le cas échéant, et à bénéficier de notre base américaine de production », a ajouté le patron de Vallourec.

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