Cameroun: pourquoi CGG comme partenaire de la SNH pour la promotion internationale des blocs pétroliers libres




Les deux entités sont liées depuis mai 2017 par un contrat relatif à l’amélioration et au marketing des données d’exploration et de production du sous-sol camerounais ; données que la SNH a entrepris de rapatrier ces dernières années

 

L’entreprise française CGG (anciennement appelée Compagnie Générale de Géophysique-Veritas) a annoncé, à la mi-janvier 2018, la signature d’un accord avec la Société nationale des hydrocarbures (SNH) pour la promotion de huit blocs pétroliers.

CGG, qui oeuvre dans les géosciences, fournit des services relatifs à l’imagerie et l’interprétation des données de réservoirs d’hydrocarbures. Le groupe revendique aujourd’hui la bibliothèque privée de données “la plus complète au monde”, avec “des analogues de réservoir, des modèles prédictifs, de la tectonique des plaques dynamique et une base de données des systèmes pétroliers et des Play Fairway de 500 bassins”.

“Nous possédons les données sismiques et satellitaires les meilleures et les plus récentes sur tous les points névralgiques d’exploration, ainsi que des données géochimiques et de puits dans certaines zones”, affirme CGG sur son site.

La SNH – bras droit de l’Etat du Cameroun dans la gestion des ressources pétrolières et gazières du domaine minier national – a entrepris, depuis plus d’une quinzaine d’années déjà, de rapatrier les données détenues par les compagnies pétrolières internationales et relatives aux différentes activités d’exploration/production menées sur le territoire depuis 1947 (début de l’exploration du sous-sol camerounais).

En octobre 2016, la SNH avait indiqué officiellement qu’une partie des données digitales avaient déjà été rapatriées (plus de 100 000 km de sismiques 2D, 13 500 km2 de sismique 3D, et des paramètres physiques de plus de 900 forages) pour une valeur de plus de 10 000 milliards de F CFA (environ 15,2 milliards d’euros).

Outre les données digitales, une autre phase doit permettre de récupérer, stocker et archiver les données solides (échantillons prélevés dans les forages) au Centre de stockage des échantillons de forages pétroliers et gaziers (CSEF), déjà construit à Douala. Toutes ces informations, en vue de constituer la Banque des données pétrolières du Cameroun, peuvent être retraitées et fournir ainsi une image plus nette du sous-sol aux investisseurs et opérateurs potentiels.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le contrat signé le 09 mai 2017 entre la SNH et CGG, relatif à “l’amélioration, l’intégration et le marketing des données générées par les activités d’exploration/production.” La SNH avait à cet effet transmis à CGG les différentes données en sa possession pour un retraitement et l’amélioration de leur qualité.

Ce sont ces données affinées que le spécialiste de géosciences met à la disposition des compagnies internationales intéressées par la promotion des blocs pétroliers libres du domaine minier camerounais, actuellement en promotion.

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