Les pays de la Cemac importent annuellement pour environ 2000 milliards de FCFA de produits pétroliers, d’après le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui
S’exprimant à l’événement Finance Week 2025 le 17 juin à Yaoundé, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui (photo), a encouragé les six Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale à mettre en place une ou plusieurs raffineries de pétrole, pour réduire la facture des importations des carburants et d’autres produits issus du raffinage du brut (comme les bitumes, les engrais) et par ricochet limiter aussi la fuite des devises.
D’après les données présentées par Yvon Sana Bangui, les importations des produits pétroliers dans les États de la Cemac sont évaluées annuellement à environ 2000 milliards de FCFA. Une situation qui impacte sur les réserves de change de la sous-région et qu’il faut adresser pour limiter la dépendance aux devises étrangères.
“Nous avons des pressions sur les réserves de change, en particulier l’importation des produits pétroliers. Avec une raffinerie d’ici 2 à 3 ans au Cameroun ou dans d’autres pays de la sous-région, nous allons épargner 2000 milliards de FCFA. Nous sommes à peu près à 2000 milliards de FCFA d’importations de produits pétroliers. Nous disposons de la matière première dont la tendance des coûts est baissière […] En s’inscrivant dans la stratégie d’import substitution, transformons notre pétrole […] Nous devons produire localement les bitumes, nous devons produire localement les lubrifiants, tout cela à partir du pétrole. Produire l’engrais, c’est aussi à partir du pétrole et réaliser aussi d’autres projets structurants dans la Camec”, a-t-il défendu.
La Cemac compte six pays : le Congo, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.



