Cette production de biocarburants est prévue fin 2028 dans le cadre de la phase 2 de la raffinerie modulaire de pétrole brut. La mise sur le marché de produits raffinés par CSTAR est prévu en deux phases : 10 000 barils par jour dès décembre 2026 et 30 000 barils par jour d’ici fin 2027
La phase 2 du projet de raffinerie modulaire de Kribi intègrera la production de biocarburants, notamment du biodiesel, a appris Energies Media le 27 février dernier au siège de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun (SNH) lors de la mise à jour du projet porté par CSTAR. Présentation assurée par George Li, présenté à l’assistance comme le président du consortium RCG Turnkey Solutions (actionnaire de CSTAR et domicilié aux Emirats arabes unis d’après les informations visibles sur le site web de la structure).
La production de biocarburants, du biodiesel notamment, est attendue dans un délai de 36 mois à compter de janvier 2026, soit à la fin de l’année 2028. La mise sur le marché de biocarburants (20% de la capacité de production) figure dans la phase 2 du projet de CSTAR, qui portera la capacité de la raffinerie à 1,65 million de tonnes par an (mtpa) de produits raffinés.
Selon le calendrier de livraison de la raffinerie, elle est attendue d’ici décembre 2026 pour un début de production anticipé avec une capacité initiale de 10 000 barils par jour. La pleine capacité de l’installation (30 000 barils par jour), devrait intervenir dans un délai de 24 mois à compter de janvier 2026, soit en fin d’année 2027 pour une production de 1,5 million de tonnes par an.
CSTAR vise à raffiner localement une partie du pétrole brut produit au Cameroun. Les produits attendus sont l’essence (23% de la production), le diesel (25%), le bitume (10%), le fioul à très faible teneur en soufre (VLSFO, 30%), le gasoil marin (7,5%) et d’autres produits pétroliers (2%).

L’investissement du projet est évalué à 620 millions de dollars américains. D’après la SNH, la raffinerie ajoutera 0,94% au produit intérieur brut du Cameroun, en permettant par ailleurs de réduire la fuite des devises à travers la réduction de 30% des importations de carburants (pour une valeur estimée à 750 millions USD).
Plus de 1 000 spécialistes indiens et chinois sont “prêts à être mobilisés”, a indiqué George Li lors de la présentation des avancées de ce projet implanté sur un site de 250 hectares à Mboro, à 35 km de Kribi (Sud-Cameroun). La raffinerie exploitera 60% du brut Kolé et 40% du brut Ebomé – deux des trois principaux types de pétrole extraits au Cameroun.
Environ 2 000 emplois directs et 5 000 emplois indirects sont prévus dans le cadre des travaux.
La SNH, à l’initiative de ce projet de raffinerie, avance non sans “difficultés” depuis la pose de la première pierre le 17 juillet 2025. Des difficultés que la présidente du conseil d’administration de CSTAR et chef de la division juridique de la SNH, Nathalie Moudiki, attribue à l’ “écosystème national” mais que la société dit relever “dans un esprit de résilience”.
Avec CSTAR, qui pilote la raffinerie et un projet de dépôt pétrolier également à Kribi, la SNH ambitionne de devenir une entreprise pétrolière et gazière intégrée.




