L’accord définit les termes régissant l’exploitation conjointe de ce champ localisé à la frontière maritime du Cameroun et de la Guinée équatoriale
Le Cameroun et la Guinée équatoriale ont signé, le 3 février à Malabo, l’accord d’unitisation pour l’exploitation conjointe du champ gazier Yoyo/Yolanda.
Prolongement de l’accord bilatéral conclu au niveau des chefs d’Etat camerounais Paul Biya et équatoguinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo le 17 mars 2023, l’accord d’unitisation définit les termes régissant l’exploitation conjointe du champ transfrontalier unitisé Yoyo/Yolanda.
La signature de cet important document survient deux mois après les audiences au sommet de l’Etat et de la SNH accordées à Yaoundé le 19 novembre 2025 au vice-président équatoguinéen Teodoro Nguema Obiang Mangue.
Les découvertes de gaz Yoyo et Yolanda, que le Cameroun et la Guinée équatoriale veulent exploiter en commun, se situent à la frontière maritime entre les deux pays. Yoyo est un bloc offshore, s’étendant sur plus de 679 km2 dans le bassin de Douala/Kribi-Campo au Cameroun. Il est contiguë au champ Yolanda, qui appartient au bloc I, en Guinée équatoriale. Les deux partagent une même structure géologique et abritent des réserves de gaz naturel et de condensats de gaz évaluées à 2 500 milliards de pieds cubes de gaz (2,5 TCF de gaz).
L’attente de la signature de l’accord d’unitisation a duré près d’une décennie. Sur son compte Facebook, le vice-président de la Guinée équatoriale Teodoro Nguema Obiang Mangue se réjouit de l’atteinte de ce résultat depuis qu’il a rejoint les négociations sur les accords pétroliers.
La cérémonie de signature de l’accord d’unitisation s’est déroulée au Palais du peuple à Malabo sous la présidence de Teodoro Nguema Obiang Mangue. Le document a été signé par le ministre camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique Fuh Calistus Gentry et du ministre des Hydrocarbures et du Développement minier de la Guinée équatoriale Antonio Oburu Ondo.

Il a également été paraphé par les représentants de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun (SNH) – le conseiller N°2 et chef de la division des Affaires juridiques Nathalie Moudiki -, de la compagnie pétrolière publique de Guinée équatoriale GEPetrol et du groupe pétrolier américain Chevron qui sera l’opérateur du projet.
L’accord témoigne de “l’excellente coopération Sud-Sud qui unit les deux pays”, s’est félicité le vice-président équatoguinéen.

Une fois levées des divergences encore en suspens, l’option de développement retenue consistera à exporter, via des pipelines, une partie du gaz de Yoyo/Yolanda vers le centre de traitement de gaz de Bipaga (Sud-Cameroun) et l’autre partie vers le complexe industriel de Punta Europa situé sur l’île de Bioko en Guinée équatoriale via les installations du champ Alen.
Les produits du traitement final à Punta Europa et Bipaga seront les condensats, les gaz de pétrole liquéfié (butane à usage de gaz domestique, propane), du gaz sec pour la liquéfaction, du gaz pour les industries locales.




