Cameroun/Eneo: 60 jours pour régler le rachat des actions d’Actis, de nouveaux dirigeants annoncés




Après la signature de la convention de rachat d’actions avec le fonds d’investissement britannique Actis le 19 novembre, le gouvernement dispose d’un délai de 60 jours pour payer 78 milliards FCFA avant de pouvoir prendre le contrôle de la société de distribution d’électricité

 

La signature, le 19 novembre à Yaoundé, de la convention de rachat des actions (Share Purchase Agreement) d’Actis (51%) dans la société Eneo par l’Etat du Cameroun s’accompagne de l’exigence pour la partie camerounaise de payer la valeur transactionnelle, soit les 78 milliards de FCFA (environ 118,9 millions d’euros) dans un délai maximum de 60 jours, a appris Energies Media ce vendredi 21 novembre de source institutionnelle. 

Après le règlement de cette somme, qui permettra à l’Etat de détenir 95% de la société en charge de la distribution de l’électricité, le gouvernement compte “installer une nouvelle gouvernance à la tête de cette entreprise devenue publique”, a déclaré le ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee) Gaston Eloundou Essomba (photo, g), au cours d’une conférence de presse conjointe tenue ce vendredi avec le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement René Emmanuel Sadi. 

L’échéance de 60 jours court jusqu’au 17 janvier 2026. La société Eneo a actuellement à sa tête le Marocain Amine Homman Ludiye, qui occupe les fonctions de directeur général depuis juin 2023. Le conseil d’administration d’Eneo est placé sous la présidence du secrétaire général des services du Premier ministre Séraphin Magloire Fouda.

Pour le Minee, la transition “donnera parallèlement à l’État le temps nécessaire pour instaurer une équipe de direction capable de conduire les réformes indispensables au redressement du secteur […] l’un des plus sensibles” de l’économie camerounaise. 

Gaston Eloundou Essomba a toutefois assuré que les droits et avantages sociaux des employés seront préservés. “les 3600 employés d’origine camerounaise vont continuer à exercer leurs activités normalement”, a-t-il souligné. 

Le gouvernement camerounais affirme que la renationalisation de la société de distribution d’électricité permettra de corriger le déséquilibre financier du secteur de l’électricité à travers un élargissement des revenus, une plus grande orthodoxie dans le règlement des factures des institutions publiques, une plus grande lutte contre la fraude, des investissements appropriés dans les capacités de production, de transport et de distribution d’énergie.

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