Cameroun/Electricité : 150 MW à assurer pour de nouvelles industries à Douala d’ici fin 2026 (Minee)




Des travaux sont envisagés sur le réseau pour pouvoir raccorder ces industries, d’après le ministère de l’Energie

 

L’Etat camerounais, qui a entrepris de nationaliser la société de distribution d’électricité Eneo, compte accroître les revenus dans le secteur en assurant la demande d’énergie de nouvelles industries à Douala d’ici à la fin de l’année 2026. 

“Pour élargir sa base clientèle et engranger plus de revenus, le gouvernement projette de finaliser, d’ici fin 2026, le raccordement aux réseaux de nouvelles industries qui demandent environ 150 mégawatts ; ce qui représente à peu près 50 milliards [de FCFA, NDLR] de revenus supplémentaires”, a expliqué le ministre camerounais de l’Eau et de l’Energie Gaston Eloundou Essomba au cours d’une conférence de presse ce vendredi 21 novembre à Yaoundé. 

Le gouvernement prévoit spécifiquement de construire de nouvelles lignes de transport d’électricité pour faciliter l’acheminement de l’énergie produite par le barrage de Nachtigal (420 MW) vers la capitale économique. 

“L’énergie qui est produite par le barrage de Nachtigal est transportée jusqu’à Douala à travers une ligne de transport de 225kV Nachtigal- Nyom II- Nkolkoumou- Oyomabang et Oyomabang- Edea Beon- Missole – Ngodi Bakoko […] Cependant, le Gouvernement a entrepris la construction d’un deuxième corridor de transport afin de capter la demande latente dans les grands centres de consommations de la zone industrielle de Douala. Les travaux de ce deuxième couloir seront achevés au plus tard à la fin du premier trimestre 2026”, a indiqué le Minee. 

A travers le rachat des actions du fonds d’investissement britannique Actis dans Eneo, qui permettra à l’Etat de détenir 95% de la société, le gouvernement prévoit de “renouer avec les investissements à travers l’augmentation des capacités de production, la maintenance des équipements actuels et l’extension des réseaux pour fournir l’électricité à un plus grand nombre de Camerounais”, a affirmé Gaston Eloundou Essomba. 

Au niveau du réseau de transport, que gère l’entreprise publique Sonatrel, il est officiellement évalué à “plus de 3000 kilomètres” de lignes électriques hautes tension, 42 postes de transformation avec une capacité de transformation de 4029 mégavolt ampères (MVA). 

Le réseau de distribution, géré par Eneo, est quant à lui évalué à “près de 38 000” kilomètres de lignes basse tension et moyenne tension.

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