Cameroun: les comptes du projet d’infrastructures de réparation des plates-formes pétrolières à Limbé vont être audités




Le Chantier naval et industriel du Cameroun recherche un cabinet qui va s’assurer que les fonds mis à disposition par des banques, dont la BAD, ont été utilisés à de bonnes fins

 

Le directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC), Forgwei Alfred Mbeng, a rendu public cette semaine un avis à manifestation d’intérêt pour le “recrutement d’un cabinet chargé de réaliser l’audit comptable et financier du Projet de construction d’infrastructures pour la réparation des plate-formes pétrolières à Limbe” (région du Sud-Ouest).

Encore connu sous le nom de Yard pétrolier de Limbe, le projet, d’un coût évalué à 200 millions de dollars pour la phase 1 (allant des études de faisabilité aux travaux de construction), a bénéficié du financement de nombreuses banques dont celui de la Banque africaine de développement (BAD).

D’après l’annonce du DG du CNIC, la sélection de l’auditeur sera faite selon les “règles et procédures pour l’utilisation des consultants” de la BAD.

Le candidat retenu devra notamment: “Formuler une opinion professionnelle sur la situation financière et comptable du projet pour les exercices fiscaux 2016, 2017 et 2018 ; formuler une opinion sur l’état du compte bancaire d’approvisionnement (compte spécial) ; s’assurer que les sommes mises à la disposition du Projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées”.

Les cabinets intéressés ont jusqu’au 22 septembre 2017 pour déposer leurs candidatures au siège du CNIC, à Douala.

Dans sa phase opérationnelle, le projet de Yard pétrolier de Limbe – installé dans cette zone située sur la côte de l’océan Atlantique pour ses eaux profondes et claires, propices aux inspections sous-marines – a pour objectif de permettre au Chantier naval et industriel du Cameroun de conquérir, dans le Golfe de Guinée, une part importante du marché de réparation des plateformes pétrolières et de construction des plateformes fixes.

Le projet, pourtant lancé depuis 2005 et dont la livraison était initialement prévue en 2011, a connu un retard important.

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