Cameroun: le barrage-réservoir de Lom Pangar a déjà assuré une puissance hydraulique de plus de 170 MW à Edéa et Song Loulou (EDC)




En augmentant la capacité de production des centrales d’Edéa et Song Loulou en période d’étiage, Lom Pangar garantirait annuellement à Eneo une importante économie sur ses achats de gasoil, estimée en dizaines de millions d’euros par le DG de EDC

 

Le barrage-réservoir de Lom Pangar (Est-Cameroun), dont la mise en eau définitive a eu lieu au second semestre 2016, a “déjà assuré une puissance garantie hydraulique à Edéa et Song Loulou de plus de 170 mégawatts”, a déclaré le directeur général d’Electricity Development Corporation (EDC), Théodore Nsangou, dans une interview accordée au quotidien Cameroon Tribune le 16 mars 2018.

“L’économie de gasoil générée par Eneo [pour le fonctionnement des centrales thermiques en appoint lors des périodes d’étiage, NDLR] est de l’ordre de 25 milliards de F [environ 38,1 millions d’euros, NDLR] par an”, a-t-il ajouté.

Le montant des économies n’a pas cependant été confirmé par ENEO, opérateur de production et distribution de l’électricité au Cameroun.

Le barrage de Lom Pangar, d’une retenue de 6 milliards de m3, régule le débit d’eau sur le fleuve Sanaga en période d’étiage (période où le cours d’eau atteint son point le plus bas, en temps de saison sèche notamment).

“Les délestages de production sont désormais terminés depuis que Lom Pangar fonctionne. Les coupures actuellement enregistrées ne sont plus liées à la production. Elles sont liées au réseau du transport ou de distribution. Lom Pangar a permis d’économiser l’eau dans les autres barrages réservoirs”, affirme fièrement Théodore Nsangou.

Barrage régulateur, il permet d’augmenter la capacité de production des centrales électriques d’Edéa et de Song Loulou, gérées par Eneo.

Techniquement, suivant les explications disponibles sur le site web de EDC, “la retenue de Lom Pangar augmente le débit régularisé de la Sanaga à plus de 1 000 m3/s à l’amont de Song Loulou de façon à saturer son débit d’équipement et d’augmenter la production d’Edéa en période d’étiage, soit 160 MW produits par les deux ouvrages.”

Pour l’eau permanente assurée à Song Loulou et Edéa, EDC réclame ainsi à Eneo 24 milliards de F CFA (près de 36,6 millions d’euros) au titre des droits d’eau; une redevance fixée par la loi du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité au Cameroun. La collecte de la redevance est effective, en principe, depuis 2015.

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