Bénéfice net de 4,22 milliards d’euros pour Eni en 2018




Le groupe pétrolier et gazier italien a enregistré un bénéfice net en hausse de 25% sur un an, selon les résultats présentés le 15 février

 

Le géant pétrolier et gazier italien Eni, porté par la hausse du prix du brut, a annoncé le 15 février dernier des résultats en hausse record pour l’an dernier, supérieurs aux attentes.

Le bénéfice net est en hausse de 25% sur un an pour l’ensemble de l’année 2018, à 4,22 milliards d’euros. La hausse est encore plus significative en ce qui concerne le bénéfice net ajusté, qui a presque doublé sur un an à 4,59 milliards d’euros (+93%), soit un résultat bien supérieur aux attentes.

Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net est en forte baisse (-76%) à 499 millions d’euros, mais ajusté et hors éléments exceptionnels, il est en hausse de 55% à 1,459 milliard d’euros, contre 1,23 milliard d’euros attendus par les analystes.

La production d’hydrocarbures a atteint le chiffre record de 1,851 million de barils par jour (Mb/j) sur l’année, en hausse de 2%. Elle est en revanche en légère baisse sur un an pour le seul quatrième trimestre 2018, -1%, à 1,872 Mb/j. En octobre, Eni avait revu à la baisse son objectif de croissance de production pour 2018, tablant sur une hausse de 3%, contre 4% précédemment, en raison « de l’impact négatif sur la production de gaz de facteurs exogènes dans certains pays ».

« 2018 a été une année solide pour Eni à la fois du point de vue financier et opérationnel », s’est toutefois félicité son patron Claudio Descalzi, cité dans un communiqué. « Nous avons doublé notre résultat opérationnel et net alors que le prix du pétrole Brent a augmenté en moyenne de 25% en euros » en 2018 par rapport à l’année précédente, a-t-il ajouté.

Le résultat opérationnel ajusté a atteint 11,24 milliards d’euros en 2018, soit presque le double du résultat enregistré l’année précédente. Là encore ce résultat est supérieur aux attentes des analystes qui pronostiquaient 11,12 milliards d’euros.

Le chiffre d’affaires a lui progressé de 8,4%, à 76,9 milliards d’euros. Eni, qui présentera le 15 mars son nouveau plan stratégique (2019-2022), n’a pas annoncé de prévision pour l’année en cours.

Le groupe a toutefois confirmé viser une neutralité financière à un prix du Brent à 55 dollars le baril.

Perspectives

Le géant italien a placé l’exploration et la découverte de nouveaux gisements au coeur de sa stratégie, qui s’accompagne parallèlement de la cession d’actifs, prioritairement via la dilution de participations dans des découvertes récentes importantes, comme dans celle de Zohr, en Egypte.

Le groupe a d’ailleurs annoncé avoir revu à la hausse son objectif de production pour ce champ gazier à 3,2 milliards de pieds cubiques par jour. Eni a multiplié en janvier la signature de contrats au Moyen-Orient, d’Oman aux Emirats arabes unis, en passant par Bahreïn.

Dans une interview fin janvier au quotidien La Stampa, Claudio Descalzi, a souligné que la multiplication des contrats au Moyen-Orient entrait « dans la logique (du groupe) de diversifier (son) portefeuille, en misant sur des pays stables, où il est possible de signer des contrats d’une durée moyenne de 35-40 ans ». Concernant l’Afrique, le groupe a en revanche eu quelques désagréments récemment. Eni est jugé dans un procès à Milan pour corruption au Nigeria, aux côtés de Shell, et est visé par une enquête similaire au Congo.

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