Après le GERD, l’Égypte opposée à tout nouveau barrage sur le Nil sans accord préalable




Position exprimée dans une déclaration commune des ministres égyptiens des Affaires étrangères Badr Abdelatty et des Ressources en eau Hani Sewilam

 

Alors que Le Caire cherche à coopérer avec les autres pays du bassin du Nil, le chef de la diplomatie égyptienne et le ministre égyptien des Ressources en eau ont déclaré, le 7 janvier, que la sécurité de son approvisionnement en eau ne devait pas être compromise.

Dans une déclaration commune, le ministre des Affaires étrangères Badr Abdelatty et le ministre des Ressources en eau Hani Sewilam ont rejeté les « actions unilatérales concernant le Nil », en référence au Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), affirmant que toute construction sur le fleuve doit être conforme au droit international et faire l’objet d’un accord entre tous les Etats riverains.

Cette déclaration fait suite aux propos tenus la semaine dernière par M. Abdelatty, qui a qualifié la sécurité de l’approvisionnement en eau de question « existentielle » pour les plus de 110 millions d’Egyptiens, tout en avertissant que Le Caire n’accepterait aucun nouveau barrage sur le Nil sans accord juridique préalable.

Situés en aval du fleuve, l’Egypte et le Soudan ont à plusieurs reprises exprimé leurs préoccupations quant à leurs parts en eau depuis le lancement par l’Ethiopie, en 2011, de la construction du GERD (5 150 mégawatts MW de capacité installée selon les ambitions du projet). Des années de discussions trilatérales n’ont pas abouti à un accord contraignant sur la mise en eau et l’exploitation du barrage. L’Ethiopie a procédé à l’inauguration officielle du barrage en septembre 2025.

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