Angola : étude de faisabilité programmée pour acheminer l’énergie hydroélectrique de Gove vers le sud




Le projet prévoit une ligne de transport d’électricité de 400 kV, sur 343 kilomètres, pour connecter la province de Huambo au réseau

 

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité d’Angola (Rede Nacional de Transporte de Electricidade, RNT) a lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour le recrutement d’un consultant en vue de mener l’étude de faisabilité du projet de ligne de transport d’électricité entre Gove (où se trouve un barrage hydroélectrique de 60 MW, dans la province de Huambo, région du Centre) et Menongue (région du Sud, province de Cuando Cubango).

L’AMI est ouvert aux structures nationales et internationales jusqu’au 21 octobre 2021. 

Pour l’étude de faisabilité du projet de ligne de transport entre Gove et Menongue, RNT compte la faire mener par le consultant en deux phases: une étude préliminaire et une étude de faisabilité détaillée. 

Parmi les services attendus, le consultant devra définir l’itinéraire le plus viable pour étendre le réseau jusqu’à Menongue, analyser la faisabilité technique, économique et financière ainsi que l’impact environnemental et social du projet, définir le cadre institutionnel, préparer le mémorandum d’information du projet. 

La durée de la consultation est de 18 mois.

L’activité est financée par la Banque africaine de développement (BAD) et est inscrite dans la phase 1 du Programme pour l’efficience et l’expansion du secteur de l’énergie en Angola (PEESE)  – ou Energy Sector Efficiency and Expansion Programme Phase I (ESEEP-I) en anglais. 

Le Programme vise, entre autres, la construction d’une ligne de transport de 400 kV, longue de 343 kilomètres, allant du centre au sud du pays, l’amélioration des recettes grâce à l’installation de compteurs prépayés. 

D’après la présentation officielle du programme, les ménages, industries et entreprises du sud de l’Angola devraient bénéficier de plus de 1000 MW d’énergie excédentaire provenant du nord. “Les provinces du sud, les plus touchées par la guerre, sont approvisionnées en électricité par des systèmes exploités de manière isolée et alimentés avec du diesel coûteux quand la capacité hydroélectrique du réseau électrique du nord est non seulement excédentaire, mais à faible coût”, d’après le document consulté par Energies Media.

A la faveur de ce projet, la société de distribution d’électricité ENDE (Empresa Nacional de Distribuição de Electricidade) s’attend par ailleurs à réduire ses pertes non techniques et les subventions de l’Etat pour le carburant, évaluées à 11 millions de dollars par mois.

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