Angola: démarrage de la production de pétrole du projet Kaombo




Le FPSO Kaombo Norte, une première unité flottante de production et de stockage, a été mis en service le 27 juillet avec une capacité de production de 115 000 barils de pétrole par jour. Un second FPSO, Kaombo Sul, attendu en 2019 pour le projet

 

Total a annoncé vendredi, 27 juillet, le démarrage de la production de Kaombo, projet pétrolier dans les eaux très profondes au large de l’Angola, qui avait pris du retard. Il est situé à 260 kilomètres des côtes de Luanda, la capitale.

Une première unité flottante de production et de stockage (FPSO) – Kaombo Norte – a démarré et produira environ 115 000 barils de pétrole par jour (bpj), a indiqué le groupe français dans un communiqué. Une seconde, baptisée « Kaombo Sul« , doit fonctionner l’année prochaine.

La production totale atteindra un plateau d’environ 230 000 bpj – équivalent de 15% de la production de pétrole du pays – et le gaz associé sera exporté vers l’usine d’Angola LNG.

« Les deux FPSO seront connectés à 59 puits via l’un des plus grands réseaux sous-marins au monde et permettront de développer les ressources de six champs différents (Gengibre, Gindungo, Caril, Canela, Mostarda et Louro) répartis sur 800 kilomètres carrés dans les parties centrale et sud du permis », précise Total.

Kaombo est situé dans le bloc 32, gisement dont Total est opérateur et détient une participation de 30% aux côtés de la société pétrolière nationale angolaise Sonangol (30%), de la coentreprise sino-angolaise Sonangol Sinopec (20%), de l’américain Esso (15%) et du portugais Galp Energia (5%).

Lancé en avril 2014 pour 16 milliards de dollars (contre 20 milliards d’abord envisagés), ce projet devait démarrer en 2017 mais a connu des retards.

Il a pour particularité sa profondeur importante, qui atteint jusqu’à 1 950 mètres, avec des réserves estimées à 660 millions de barils.

Kaombo faisait partie des gros projets dont le démarrage était attendu. Grâce à ces mises en production, Total a relevé sa prévision de hausse de sa production d’hydrocarbures cette année, visant désormais plus de 7% contre un objectif de 6% jusqu’alors.

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