Le TSGP, gazoduc de 4 128 km, est conçu pour transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an du Nigeria, via le Niger, jusqu’à la côte méditerranéenne algérienne, en vue de son exportation vers l’Europe
Après dix mois de tensions diplomatiques, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a annoncé, le 16 février à Alger, son intention d’approfondir la coopération stratégique avec le Niger lors d’entretiens officiels avec son homologue nigérien, Abdourahamane Tiani.
Lors d’une conférence de presse conjointe tenue avec M. Tiani, le président algérien a confirmé le lancement du projet du Gazoduc transsaharien (Trans-Saharan Gas-Pipeline en anglais, TSGP) traversant le territoire nigérien après le mois de Ramadan.
Le TSGP, gazoduc de 4 128 km, est conçu pour transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an du Nigeria, via le Niger, jusqu’à la côte méditerranéenne algérienne, en vue de son exportation vers l’Europe. Les deux pays considèrent ce projet comme un pilier de la sécurité énergétique régionale et un atout majeur pour les exportations de gaz de l’Afrique de l’Ouest et du Nord.
Les observateurs considèrent ce regain d’engagement comme une réponse pragmatique aux défis croissants en matière de sécurité et de développement dans la région du Sahel, qui exigent une coordination plus étroite entre les pays voisins.
La coopération énergétique occupe une place importante dans la relation Algérie – Niger. Plus tôt cette année, le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, s’est rendu à Niamey afin d’explorer les perspectives de renforcement de la coopération dans les secteurs des hydrocarbures, des mines et de l’électricité.




