L’Algérie ambitionne d’être autosuffisante en produits pétroliers raffinés d’ici fin 2019




Avec la mise en œuvre des projets d’acquisition et de modernisation de raffineries, les capacités nationales de traitement de brut de l’Algérie devraient bientôt atteindre 40 millions de tonnes/an, a présenté le PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures, Abdelmoumen Ould Kaddour, le 23 mai à Alger

 

Le PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures d’Algérie, Abdelmoumen Ould Kaddour, a indiqué mercredi, 23 mai, à Alger, que le pays du Maghreb ambitionne d’atteindre l’autosuffisance en carburants au plus tard d’ici fin 2019.

Exposant les projets de la compagnie qu’il dirige, Sonatrach, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan trimestriel du groupe et sa stratégie de raffinage, M. Ould Kaddour a indiqué que « l’objectif est de terminer (les travaux de réhabilitation de) la raffinerie de Sidi R’cine (Alger) d’ici la fin de l’année ou début 2019, puis nous lancerons ensuite la réalisation de la raffinerie de Hassi Messaoud (plus grande région pétrolifère du pays) ».

« L’appel d’offres (pour Hassi Messaoud) a été lancé et les plis vont être ouverts la semaine prochaine, en attendant son entrée en production avec [une capacité de raffinage] de cinq millions de tonnes par an fin 2019 », a-t-il ajouté.

L’autre raffinerie sur laquelle Sonatrach compte beaucoup est celle d’Augusta, située au sud de l’Italie et acquise le 9 mai dernier auprès du groupe américain ExxonMobil. Le transfert définitif de possession de cette raffinerie, d’une capacité annuelle de 10 millions de tonnes, sera conclu fin 2018.

« Avec la raffinerie d’Augusta, celle de Sidi R’cine et de Hassi Messaoud, nous remplirons largement nos besoins », s’est réjoui le premier responsable de Sonatrach.

Avec la mise en œuvre de ces raffineries, les capacités nationales de raffinage de pétrole devraient atteindre 40 millions de tonnes/an.

Ce programme permettra de répondre à la hausse de la demande nationale de produits pétroliers, sachant que celle en carburants a augmenté de 7% en moyenne annuelle au cours des 10 dernières années.

Malgré le fait que l’Algérie soit un pays producteur et exportateur de pétrole, les capacités de raffinage du pays ne répondent pas à la demande locale, d’où le recours à l’importation.

Actuellement, l’Algérie importe 12,23 millions de tonnes de gasoil et 9 millions de tonnes d’essence, alors que seules 11,5 millions de tonnes de carburants sont raffinées en Algérie.

La facture des importations de carburants en 2017 a été évaluée à 255 milliards de dinars algériens (environ 1,8 milliard d’euros).

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