L’Afrique identifiée par Total comme l’une des régions favorisant l’extraction du pétrole à bas coût




Le PDG du groupe pétrolier français, Patrick Pouyanné, a indiqué vendredi 08 janvier que Total a décidé de privilégier les régions où les ressources ne sont pas « trop chères à développer », citant un seuil de rentabilité inférieur à 20 dollars le baril

 

 

Total envisage de concentrer ses activités d’exploration/production de pétrole dans des régions comme l’Afrique ou le Moyen-Orient où le développement des ressources peut être mené à « moins de 20 dollars le baril », a affirmé vendredi le PDG du groupe français, Patrick Pouyanné.

« Nous avons décidé de nous concentrer sur du pétrole à bas coût, pas cher », a dit M. Pouyanné, citant un seuil de rentabilité inférieur à 20 dollars le baril, lors du Forum Oddo BHF.

« Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont l’une des régions clés, mais le Brésil (…), où nous avons des champs géants, ainsi que ce que nous trouvons aujourd’hui au Suriname, pourrait être développé à moins de 20 dollars par baril. Et si on peut développer ces ressources à moins de 20 dollars le baril, on considère que ce sera résilient sur le long terme », a-t-il relevé.

« Il n’y a pas besoin de rechercher des choses qui sont par 3 000 mètres d’eau, très lointaines ou dans l’Arctique… et qui seraient trop chères à développer, parce que de toute façon ce pétrole-là pourrait ne jamais être produit », a ajouté le PDG de Total.

L’exploration pétrolière va continuer à l’avenir, même si la demande est amenée à décliner face à l’urgence climatique, a défendu Patrick Pouyanné.

« Oui, la demande va atteindre un plateau puis décliner – et dans notre scénario à 1,5 degré (de réchauffement) le déclin est d’environ 1,5 à 2% par an », a-t-il expliqué.

Total prévoit un déclin de la demande pétrolière d’ici 2030 dans son scénario compatible avec l’Accord de Paris sur le climat, qui vise à limiter le réchauffement à 2 °C, voire 1,5 °C.

« Mais les gens ne doivent pas oublier que le pétrole est une drôle d’activité dans laquelle, si vous n’investissez pas, vous avez un déclin naturel de 4 à 5% par an », a ajouté le patron de Total. Même avec une demande en baisse, il faudra donc maintenir certains investissements face à des réserves pétrolières en déclin encore plus marqué, selon lui.

Total a par ailleurs d’importantes ambitions dans les énergies renouvelables et cette année sera « aussi active » que 2020 pour le groupe dans ce domaine, a-t-il indiqué.

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