Afrique du Sud/Prospection d’hydrocarbures: Shell autorisée à forer des puits en eaux profondes




La compagnie britannique Shell prévoit de forer des puits d’exploration ou d’évaluation dans le bloc Northern Cape Ultra Deep, situé dans le bassin d’Orange, à des profondeurs comprises entre 2 500 mètres et 3 200 mètres

 

Shell a annoncé, vendredi 11 juillet, avoir reçu l’autorisation environnementale pour forer jusqu’à cinq puits en eaux profondes au large de la côte ouest de l’Afrique du Sud.

Le géant pétrolier avait déposé sa demande l’année dernière et prévoit de forer des puits d’exploration ou d’évaluation dans le bloc Northern Cape Ultra Deep, situé dans le bassin d’Orange, à des profondeurs comprises entre 2 500 mètres (8 200 pieds) et 3 200 mètres (10 500 pieds).

Des compagnies pétrolières, dont TotalEnergies, ambitionnent également de forer au large de la côte ouest sud-africaine, où le bassin d’Orange, particulièrement prometteur, s’étend vers le sud jusque dans les eaux nationales, dans l’espoir de reproduire les découvertes majeures réalisées récemment en Namibie voisine.

« Si des ressources exploitables sont découvertes en mer, cela pourrait contribuer de manière significative à la sécurité énergétique de l’Afrique du Sud ainsi qu’aux programmes de développement économique du gouvernement », a indiqué Shell dans un communiqué, sans préciser de calendrier.

Le précédent programme d’exploration de Shell sur la côte est sud-africaine avait été perturbé par des actions en justice, des inquiétudes ayant été soulevées sur l’absence de consultation publique et les risques que les études sismiques pourraient faire peser sur l’environnement marin.

Cette affaire de longue date devrait être examinée cette année par la plus haute juridiction sud-africaine et pourrait soit ouvrir la voie à un nouvel essor de l’exploration, soit tempérer les attentes du secteur.

La pression environnementale croissante, illustrée par de nombreuses procédures judiciaires visant à stopper les forages, ainsi qu’une bureaucratie lourde, freinent les ambitions de l’Afrique du Sud en matière de développement de son potentiel pétrolier et gazier.

Première puissance industrielle du continent, l’Afrique du Sud a perdu près de la moitié de sa capacité de raffinage ces dernières années et dépend désormais davantage des importations de produits pétroliers raffinés pour répondre à une demande croissante.

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