Afrique du Sud/Minerais : d’autres marchés envisagés en cas de hausse des droits de douane des USA




« Si les États-Unis imposent des droits de douane élevés, nous devrons chercher des marchés alternatifs », a indiqué le ministre des Ressources minérales et pétrolières de l’Afrique du Sud, Gwede Mantashe

 

L’Afrique du Sud devra rechercher des marchés alternatifs pour ses exportations de minerais stratégiques si les États-Unis leur imposent des droits de douane élevés, a déclaré mardi 29 juillet le ministre des Mines du pays le plus développé d’Afrique.

L’Afrique du Sud est de loin le premier producteur mondial de métaux du groupe du platine (PGM), utilisés notamment dans les pots catalytiques automobiles et faisant partie des minerais stratégiques visés par une enquête américaine en cours, susceptible de déboucher sur de nouveaux droits d’importation.

Washington a lancé cette enquête en partie pour faire pression sur Pékin. La Chine est en effet un acteur majeur, produisant 30 des 50 minerais jugés critiques par l’U.S. Geological Survey, et elle a récemment restreint ses exportations.

« Si les États-Unis imposent des droits de douane élevés, nous devrons chercher des marchés alternatifs », a déclaré le ministre des Ressources minérales et pétrolières, Gwede Mantashe (photo), à des journalistes en marge d’une réunion du G20 consacrée aux minerais stratégiques.

La valeur totale des exportations sud-africaines de produits miniers et de métaux précieux vers les États-Unis s’est élevée l’an dernier à 65,3 milliards de rands (3,64 milliards de dollars). Les PGM, principalement produits par les groupes miniers Valterra Platinum et Impala Platinum, représentaient 76,3 % de ce total.

Parmi les autres exportations sud-africaines vers les États-Unis – son deuxième partenaire commercial bilatéral après la Chine – figurent l’or, les diamants, les minerais de fer et de manganèse, ainsi que le charbon.

« Nous ne devrions jamais être intimidés au sujet de nos propres ressources. Si des partenaires souhaitent commercer avec nous, cela doit se faire selon des conditions mutuellement bénéfiques », a souligné M. Mantashe.

Alors que le président américain Donald Trump a cherché à utiliser la menace de droits de douane pour remodeler le commerce mondial, l’Afrique du Sud entretient des relations tendues avec son administration, qui a critiqué la politique intérieure sud-africaine sur les questions raciales et sa plainte pour génocide contre Israël.

Les exportations sud-africaines vers les États-Unis pourraient être soumises à un droit de douane minimum de 30 % à partir du 1er août, bien que les PGM en soient pour l’instant exclus.

Pretoria attend toujours une réponse de Washington à une contre-proposition soumise le mois dernier dans l’espoir d’éviter ce taux de 30 %, ont indiqué lundi des responsables sud-africains.

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