Afrique du Sud: l’entreprise publique Eskom ne sera pas privatisée (président de la République)




La compagnie d’électricité sud-africaine, qui fait face à des difficultés financières, « sera restaurée pour devenir une entreprise qui pourra enfin remplir sa tâche de fournir de l’électricité », a affirmé samedi 11 janvier Cyril Ramaphosa

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (photo) a assuré samedi, 11 janvier, que la compagnie nationale d’électricité Eskom ne serait pas privatisée et s’est engagé à la restaurer pour lui rendre toute sa capacité.

« Nous n’allons pas privatiser Eskom », « mais la renforcer pour la rendre opérationnelle », a affirmé le président Ramaphosa lors d’une cérémonie célébrant le 108e anniversaire de son parti, le Congrès national africain (ANC).

La politique de délestages d’Eskom menée en 2019 pour éviter une rupture du réseau électrique a finalement conduit vendredi à la démission du président de son conseil d’administration Jabu Mabuza.

« Eskom sera restaurée pour devenir une entreprise qui pourra enfin remplir sa tâche de fournir de l’électricité », a affirmé Cyril Ramaphosa.

Le président a notamment annoncé, d’ici le mois de mars 2020, la création de trois filiales spécialisées – production, transport et distribution – et la diversification des sources de production d’électricité.

« Eskom est trop importante pour connaître un échec et nous ne permettrons pas son échec », a-t-il souligné.

Eskom, criblée de dettes, fournit 95% de l’électricité consommée en Afrique du Sud. Elle a dû suivre, faute d’investissements dans ses infrastructures, une politique de délestages impliquant des coupures régulières de courant dans le pays.

La compagnie d’électricité sud-africaine a aussi accumulé une dette de l’ordre de 450 milliards de rands (28 milliards d’euros), qui, selon des économistes, met en péril l’ensemble de l’économie sud-africaine.

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