En 2022, les énergies renouvelables fourniront 30% de la production d’électricité mondiale (AIE)




D’après l’Agence internationale de l’énergie, la contribution de ces énergies est actuellement estimée à 24%

 

En 2022, les énergies renouvelables fourniront 30% de la production d’électricité mondiale, contre 24% aujourd’hui, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE), une organisation intergouvernementale rattachée à l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

D’ici à 2022, près de 1 000 gigawatts de nouvelles capacités d’énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité, etc.) seront installés dans le monde, soit une croissance de 43%, prévoit l’AIE dans son rapport annuel sur les énergies renouvelables publié mercredi, 04 octobre 2017.

Cette prévision est de 12% supérieure à ce qu’envisageait l’agence l’an dernier. Elle explique cet optimisme par la montée en puissance plus forte que prévue du solaire photovoltaïque dans deux pays: la Chine et l’Inde.

« Ce à quoi nous assistons, c’est l’avènement d’une nouvelle ère dans le solaire photovoltaïque. Nous estimons que la croissance des capacités du solaire photovoltaïque sera plus importante que celle de n’importe quelle autre technologie renouvelable d’ici 2022 », indique Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE, cité dans un communiqué.

Le parc solaire atteindrait ainsi 740 gigawatts à cette date, selon le rapport.

L’an dernier, le solaire a déjà représenté plus de la moitié des 165 gigawatts de nouvelles capacités d’énergie verte installées et le parc installé a augmenté de moitié.

Et si le charbon restera la première source d’électricité à cette date, « les énergies vertes vont réduire l’écart de moitié en seulement cinq ans ».

Comme ces dernières années, la baisse des coûts des technologies renouvelables, qui les rend de plus en plus compétitives par rapport aux énergies fossiles (charbon, gaz, fioul), expliquera cette croissance.

Outre la Chine et l’Inde, les États-Unis vont tirer l’essor des énergies vertes, tandis que leur rythme de développement va fortement ralentir en Europe, du fait d’une consommation d’électricité plus faible qui pourrait générer des surcapacités.

L’Afrique connaîtra elle un développement notable des capacités de production solaires non raccordées à un réseau électrique, même si cela représentera une part mineure de l’ensemble des capacités installées sur ce continent, où l’électrification est encore limitée dans de nombreux pays.

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